L’auscultation pulmonaire

L’auscultation pulmonaire Consiste à écouter les sons produits par un organe et transmis à l’oreille de l’examinateur à travers la paroi.

Technique : d’une manière générale l’auscultation peut être pratiquée de deux manières.

L’auscultation immédiate : l’oreille est appliquée directement sur la paroi recouverte d’un linge.
L’auscultation médiate : se fait par l’intermédiaire d’un stéthoscope biauricu-laire comprenant un diaphragme relié à des écouteurs par l’intermédiaire de tubes de caoutchouc. Il permet la transmission claire des sons et l’élimination des bruits extérieurs.

L’auscultation pulmonaire doit répondre à deux règles :
— Elle doit se faire de manière comparative au niveau des deux hémithorax de haut en bas comme pour la palpation et la percussion, y compris dans les creux sus-claviculaires et les aisselles.
— On demandera au sujet de respirer la bouche ouverte plus profondément que d’habitude, de tousser 1 fois sur 3 ou 4 respirations et enfin on terminera l’auscultation en demandant au malade de parler d’une voix normale.

Les zones de projection stéthacoustiques des différents lobes sont :
— Pour les lobes inférieurs : les zones dorso-basales.
— Pour le lobe moyen et la lingula : les zones sous-mamelonnaires.
— Pour les lobes supérieurs : en avant les zones sus-claviculaires et sous-claviculaires et en arrière la fosse sus-épineuse.

Chez le sujet normal : l’auscultation pulmonaire permet d’entendre les bruits
respiratoires normaux appelés habituellement murmure vésiculaire.
Le murmure vésiculaire est produit par le mouvement de l’air dans l’arbre respiratoire :
trachée, bronches et alvéoles :

— A l’inspiration : il est doux, humé.
— A l’expiration : il est plus intense, mais s’éteint très vite; l’expiration paraît plus courte que l’inspiration. L’auscultation de la voix normale met en évidence la résonance vocale qui est le résultat de la transmission par les voies respiratoires à la paroi thoracique des vibrations produites par le larynx lors de la phonation. Les sons de la voix sont donc entendus au stéthoscope mais les mots ne sont pas aussi distincts que lorsqu’on les entend directement et on ne peut comprendre ce que dit le malade.

Enfin, chez le sujet normal il existe des variations d’intensité du murmure vésiculaire et de la résonance vocale qui sont fonction de l’épaisseur de la paroi thoracique.

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